(j'écris la Salsa parce que j'ai, encore, oublié de la danser à temps)
*
et j'ai pas le talent d'un Queneau ou d'un Vian mais j'aime bien aussi,
aussi,
si vous n'aimez pas cette écriture n'en oubliez pas ce quelle essaie d'être
* * *
Temps de vies, temps de danses, temps d'écritures,
On peu ou ne pas les faire en temps de pas où en marche tout droit tout
de travers,
l'important est d'y courir en pleine vie sans trop se poser de questions,
comme quant il est le temps pour vous de marcher au pas :
Même si personne ne vous le demande,
il faut le faire pour vous et pour les autres en même temps,
même et surtout si c'est pas une question de sexe,
parce que ce n'est pas là l'important,
car l'important c'est d'être soi avec les autres,
en tous temps de toute manières,
et peut-être même l'écrire qu'il soit temps ou pas de danser.
Je crois bien que c'est à vous de danser : surtout ne le faites pas
pour moi si vous dansez avec quelqu'un d'autre, faites le pour
vous ensemble et profitez en seul en en donnant l'autre à lui-même.
Moi je vois approcher la moitié des huit temps de ma vie et quelques,
et il est peut-être temps que je marque une pause en quatrième temps fait pour
(danser la vie et la Salsa).
* *
* * *
Merde : j'ai encore reçu un SMS hier en train,
comme quoi il y avait une SOIRÉE SALSA en train hier soir,
et pendant ce temps là j'étais en train d'écrire,
parce qu'en ce moment j'ai pas trop de temps pour moi
Quand le temps vient de ce cas là il vaut mieux que j'en fasse cas
en me le répétant sans cesse pour mieux cesse, pour mieux cesser de
le laisser partir en boucle.
Parce que quand le temps part pour moi en boucle, de fait il
s'arrête d'un coup dans ma tête et me bouffe une part de vie
pour un bon bout de temps.
et j'en perds la Salsa.
Tout ce fait est arrêt du temps en répétition pour moi et pour vous.
Cette fois là j'en ai eu conscience tout seul,
et je suis allé voir les autres à temps là où je savais les trouver
en tout temps.
Depuis pas longtemps du tout en fait.
C'était pas un lieu c'était une danse qui se danse à deux
seuls ou à deux plusieurs et c'est pas tout à fait pareil
mais c'est la même chose,
Même impair pas équilibré sa marche tout-seul,
d'autant que c'est une danse qui se marche,
et qu'il vaut mieux pas la danser trop si on veut par là-même mieux la danser,
et qu'il vaut mieux souvent assez longtemps en commençant assez
tôt et en finissant assez tard le faire pour y prendre plaisir.
Les premières fois j'ai eu les mains moites et les jambes en
coton rien qu'à devoir toucher les mains des filles.
Ce que j'aurais réglé aussi sec en fuyant quatrième vitesse
s'il n'y avait eu le quatrième temps de la musique.
C'est pas que j'ai peur des filles, c'est juste que j'ai
peur de leur faire peur si jamais je les aime. Parce
qu'il y'en a une ou deux qui m'ont fait ce coup là et
que depuis y'a comme qui dirait un blocage fonctionnel.
C'est pas grave, c'est juste une question de temps pour
trouver le bon temps de dire la chose qu'il conviendrait
de dire à ce moment là.
Ça fait maintenant bien plus
de huit ans, mais je sais que j'y arriverai un jour même
si ça ne marchera pas les deux ou trois premère fois.
L'important sera le quatrième temps, qui viendra comme
un tout petit arrêt sur image des personnes concernées
par la danse à vivre.
Bref, il a bien fallu que j'apprenne à mettre la main
dans l'amie des filles (partie danse), et ça a été pour
moi beaucoup plus efficace que la méditation
transcendentale, les psychomachinpeutes ou les médocs.
La Salsa, pour moi, c'est une thérapie de l'âme en cubaine.
Le quatrième temps et les sept autres, il m'a fallu un
bout de temps et beaucoup d'efforts rien que pour mettre mon pas dessus.
Le plus merveilleux c'est qu'assez souvent encore j'y arrive pas,
et que je m'arrête aux mauvais moments.
Moi ça me touche pile poil ou la danseuse.
Les figures à faire, il m'est encore assez compliqué de les retenir
pour ne pas y manquer,
mais en soi ce n'est pas ça qui compte, car ce qui compte c'est
de raconter la musique avec l'autre comme elle tourne et berce.
De toute façon il faut à le faire plus ou moins bien mais de préférence
du mieux que vous pouvez faire pour vous-même parce que vous le faites
pour vous, pour les autres en général, et surtout pour l'autre
que vous tenez mutuellement dans vos bras à ce moment là quel que soit
son sexe son age sa situation ou sa religion en désirs qui ne sont pas
les vôtres, à part la danse elle-même quand on trouve l'accord.
De toutes façons et ce n'est toute façons pas ce vous rechercher
pour vous même, c'est juste l'autre hic et nunc en cubaine.
Parce que moi en portoricaine je comprends pas trop et pour
l'instant je vois pas ça très joli. Ce que ne pensent pas
ceux qui dansent la portoricaine avec des hommes et des femmes
eux aussi d'où qu'ils viennent, parce qu'ils n'ont pas commencé
par la cubaine.
L'un et l'autre sont le fait du hasard et déjà en ce sens rien que
par la musique certaine et des danses plus ou moins hasardeuse
toutes très techniques et codifiées qu'à tiré l'essence en sauce.
En fait tout ça a bien commencé à Cuba et y est toujours,
et est en même temps presque tout ailleurs confondus.
Ca je l'ai pas confondu pour moi et l'ai confondu dans la foulée.
La confusion est très importante dans la Salsa puisqu'elle
en constitue l'ordre dans tous les sens jusqu'à son terme,
qui sans cesse recommmence, faut-il la rappeler.
La différence entre la Salsa et ça c'est qu'elle se vie
se danse et se musique en huit temps où on s'arrête un
temps à quatre et à huit, et que je les
glisse en n'importe quels pieds pour mieux vous en montrer
la variation chronométrique infinitésimale infinie.
Enfin j'essaye.
Le seul truc c'est qu'il vaut mieux marquer les pas en les pas qu'on
glisse ou pas marchés pour la danser et bien la danser.
Surtout le quatrième temps en plein milieu de la mesure
des deux mesures égales de quatre temps souvent légèrement inégaux
en une égalité parfaite de huit temps qui se répète et glisse plus ou
moins ou même s'arrête continuellement sans s'arrêter en une infinité
de variations de huit temps en deux mesures faites clave pour mieux
désenclaver têtes corps pas danse et musique en même temps jusqu'à ce
que la musique s'arrête et recommence du début à la fin de la vie
qu'on a ou qu'on a pas choisi de la danser.
Les arrêts y sont continuité de temps à parts quasi inégales.
Bref, la Salsa existe depuis un certain temps partout ailleurs,
et depuis pas très longtemps avant que j'y aille en un lieu
précis tout près de chez-moi.
Salse ça ne veut dire ni danse ni musique, ca veut juste dire
sauce et elle a bien pris en temps et en heure pour tout
le monde et en particulier pour moi qui vous en parle en l'écrivant.
Vous devriez aussitôt fait mettre illico les deux pieds
dans la sauce si ce n'est déjà fait, parce que c'est sans doute
ce que vous avez de mieux à faire qui puisse vous arriver de mieux.
À-condition toutefois de ne rien chercher en particulier à part vous-même,
ce qui passera forcément par les autres.
Moi c'est peut-être ce qui m'est arrivé de mieux en toute ma vie,
à part peut-être pouvoir l'écrire en mots de chat
que je suis peut-être tout au fond de moi en toute sincérité
de maux et de plaisir.
Les chats n'aiment qu'eux-même en faisant un max de calins
à tout le monde uniquement quand ils le veulent ou quand
on les prend avec douceur et intelligence, ce qui fait
qu'ils aiment à-peu près tout le monde qui comprenne chat
qui veuille.
Il faut bien comprendre chat pour comprendre comment danser
la Salsa, parce qu'il y'a un truc que je vous ai encore
dit que vous ne saviez déjà : la Salsa se danse en général
avec quelqu'un d'autre, et en général c'est une personne
de l'autre sexe quoique parfois on s'amuse à inverser les
rôles en dansant avec une personne du même et jouant mec
ou fille.
Curieusement, les mecs ont vachement plus de mal en cet exercice
que les filles, parce qu'en Salsa c'est le mec qui guide et la
nana qui se démerde pour se laisser guider du mieux possible en
faisant exactement ce qu'elle veut.
En gros le mec est là juste pour donner de vagues indications
des plus précises de ses intentions
de faire faire en le faisant le moins mal possible,
et il lache de temps en temps la nana qui tourne en rondes ensemble
pour tourner ensemble chacun de son côté pour un temps indéterminé
du moment qu'il s'arrête impérativement avant la fin du temps de la danse.
pour mieux reprendre mec et nana ensembles dans leurs bras, mais tout ça
on peut aussi le faire face à face ou de dos d'aussi loin ou près
que nécessaire à faire du joli. Le joli est tout ce qu'on est censé
faire en dansant la Salsa, en y prenant un max de plaisir ensemble.
Ce qui fait qu'en général on met un mec par fille et inversement,
qu'ils se le demandent tout seul sans se poser de questions,
et que parfois y a un couple ou deux de filles qui trainent en plus.
Ca c'est pas une question de volonté, c'est une question de résistance,
et ça tient juste du Y ou du X (résistance XX > résistance XY).
Pourtant en mélange les garces cavalent déjà quinze fois plus que nous,
en s'arrêtant tout le temps qu'il faut en quatre et en huitième
même si on a oublié.
Qu'est-ce que vous voulez, y'a pas de justice génétique.
Bienvenue à Gattaca qui salsament marche en bon sens bien
pieds glissants posant sur terre
en quatre et huit arrêtés ou presque,
alors que salement partoutailleursoupresque tourne sur la tête.
Ca n'empèche qu'on a intérêt à s'accrocher pour essayer de les
faire cavaler en avance de phase, parce que c'est soi-disant nous
qui sommes en corvée de chorégraphie alors qu'en fait elles se tapent
tout le boulot sans même avoir à lever un sourcil. Sauf quand elle
s'on sourit, qu'est la récompense qu'est parfois au bout.
*
Ca c'est quand on est deux. Quand on des deux plusieurs parfois en
nombre impair pas toujours équilibré ça se passe vachement bien
aussi, à peu près en cercle parfois concentriques, qu'il est
très fin de mélanger une fois ou deux.
À ce moment momentané là ce n'est plus de la Salsa mais ça en est
quand même. Faut il le rappeler encore, ce n'est ni musique ni
danse ni vies, c'est une sauce de tout ça elle prend bien le tout
en prenant bien.
À ce moment là donc on appelle la Salsa non pas la Salsa mais
la rueda de casino (je sais pas trop comment on dit ça en
cubain mais ça doit y ressembler assez et c'est exactement
la même chose). Je sais pas si on peut danser la rueda de
casino en portoricaine, mais si c'est ça ça doit leur manquer
vachement et ils ne le savent même pas en ce qu'ils sont
danseurs de portoricaine.
Il faut absolument que je me trompe là-dessus, parce-que
c'est super important : la sauce doit être la même partout
pour qu'elle prenne et en même temps être différente à chaque
fois, sinon vous comprenez bien que ça serait pas marrant du
tout qu'elle prenne toujourS en la même manière. C'est une
des première choses à comprendre à la sauce que ce soit en
Salsa ou quelque cuisine que ce soit. La Salsa ça pourrait
même se cuisiner en musique de fourchettes et cuillères
ou quelque ustensile de musique ou de cuisine que ce soit,
ce qui est aussi le cas de la cuisine en tout sens que ce
soit.
L'important c'est de se régaler avec, et peu importe
avec quoi et comment c'est fait du moment que ça rende pas
malade, y-compris de jalousie, ce qui n'arrive à-peu-près
jamais ou alors on prend bien soin de fermer sa gueule pour
pouvoir recommencer à la gouter avec qui veut.
C'est pas parce que je danse la salsa qui rend jolies les
filles que je les trouve pas jolies ou non en essence,
que mon coeur ne bat pas un peu plus vite et que pour
une fois c'est pas la petite musique de la Salsa qui fait ça
mais bien la petite musique du coeur lui-même.
Y'en a bien qui se trouvent en dansant la Salsa, mais moi
j'ai jamais osé quand ça m'arrivait par hasard : peur de risquer
décevoir la danseuse par un incongru empressement à aimer, de fait
je danse la Salsa et je tais celles que j'y aime.
La Salsa en rueda de casino, j'y reviens, c'est juste qu'il
y avait une digression nécessaire à la compréhension de la
Salsa sauce en général et à la rueda de casino en particulier.
La principale différence entre la Salsa en rueda de casino ou pas,
c'est qu'en rueda de casino il y a un gars ou une fille chargé
de gueuler des numéros qui sont des numéros ou pas. en général
c'est un gars, parce qu'il est bien connu que les gars ont une
grande gueule et que c'est pratique pour couvrir la musique.
Surtout quand il s'agit de gueuler des numéros ou pas qui sont
des figures que tout le monde doit comprendre du premier sec
pour que toute la sauce ne parte pas en dégoulinade.
C'est marrant aussi quand ça part en dégoulinade, mais y'a
quand-même interrêt à rassembler vite-fait les gouttes qui
sont parties à côté parce que sinon on risque de se cogner
involontairement avec tout le monde, et surtout avec le
ou la partenaire qu'on a justement là dans ces bras, quand
c'est pas au moment où on change.
En général on se plante le plus au moment où on perd le
compte ou le sens du changement (ben oui y'a aussi des
numéros et des pas de figures pour dire qu'on change
de partenaire. C'est marrant et aléatoire à volonté du
gueuleur à numéro, celui qui fait le cirque). Dès fois
aussi on est un peu sourd au gueuleur à numéros, parce
que la musique est un peu difficile en-même temps, ou
qu'on a simplement perdu ses repères en
Salsa-temps-espace-danseurs-partenaire-soi-même.
Ou encore qu'on a pas appris ou déjà oublié le numéro,
ce qui fait partie du jeu et en fait le sel, à condition
de ne pas connaitre le minimum de numéros possible sinon
il vaut mieux sortir tout de suite avant qu'il n'y ait
cata complète. C'est pas de la lacheté, c'est de la
prudence du soi vis-à-vis des autres. Parce que ça va
parfois très très vite.
Vous pouvez rn conclure que le truc effectivement à savoir,
c'est que c'est que c'est peut-être vachement marrant mais un
peu compliqué à faire au départ, et qu'il y a intérêt pour
bien s'amuser à s'entrainer le plus souvent possible.
C'est ce qu'on pourrait appeler une occupation amusante
à quasi plein-temps. Et faut pas se louper, surtout pour
soi et pour les autres.
Contrairement aux sports, ça peut parfaitement se faire
en couple et on n'est pas obligé d'y aller systématiquement
ensemble. Et quand on peut pas faire autrement, on amène
les enfants pas trop souvent quand même parce que ça les
amuse beaucoup et qu'il peut leur devenir rapidement
difficile de ne pas perturber complètement la séance.
Ce qui veut dire normalement arrêter quinze secondes pour dire
que papa et ou maman s'amuse et qu'il faut juste regarder.
Généralement quand il y a des enfants il n'y en a pas plus de
deux ou trois à la fois. Parce que les parents qui dansent
la Salsa sont polis et trouvent presque toujours une solution
dans la mesure du possible qui permette à l'enfant de faire
autre chose que de suivre des cours à l'école ou voir son
ou ses parents. Ca s'appelle donner un espace de vie personnel
et s'en ménager un.
Le gueuleur à numéros a un nom bien précis en Salsa,
mais à-peu-près tout le monde s'en tape parce qu'il
y en a en toujours un pour se présenter au moment le plus
inattendu et opportun, c'est à dire en plein milieu
de soirée ou d'après-midi ou même parfois de matin,
selon le temps du temps de danse auquel on s'est
rendu pour mieux le gagner, et défini par n'importe-qui
(assez souvent dans mon cas, c'est le prof de sa salle
de danse auquel vous êtes inscrit au préalable qui
m'envoie des SMS comme à tous les numéros en liste, et qui
gueule aussi les autres numéros quand on y est. Le mien à
une grande gueule à 120 décibels, envoie des SMS à la pelle,
et j'adore ce mec. Je vois même pas comment on pourrait
faire autrement tellement tout le monde l'aime).
Se rendre en matin ou après midi ou soirée convenu
plus ou moins par surprise est un truc que j'oublie
un peu trop souvent, y-compris quand j'oublie de
lire mes SMS en plein milieu de semaine, ou comme
hier soir je l'ai lu en train en plein après-midi
et que j'ai oublié parce que j'étais en train
décrire des trucs.
C'est ce qui vous donne la chance ou pas de lire
ce que je suis en train d'écrire en ce moment en
après-midi de soirée loupée pour cause d'écriture
amnésiquante. Je m'excuse : j'ai la plume qui
gratte parce que je me souviens de tout ce
dont j'oublie de me souvenir à temps, car ça me
perturbe de ne me souvenir de rien quand le
temps serait venu de ne pas le faire, surtout
quand il s'agît d'aller faire des pas de Salsa.
La sauce, chez-moi, elle a bien pris, faut juste
que je me souvienne de temps en temps de remuer
pour éviter les grus mots inutiles.
Thomas Harding